Thierry's Place

Des visages connus alentour
Des rires emplissent l'air
Ta grâce aimante m'entoure
Et tout le monde est là
On a sorti les meubles sur le perron
La musique sonne fort
Je rêve de toi
Je me perds dans la foule

Monte le son
Monte le son
Monte le son

Rendez-vous chez Thierry
On va faire la fête...

Une petite parodie de Mary's Place de Springsteen (pas terrible la traduction !) pour évoquer une chouette fête, hier à la maison. Simple, chaleureuse, humaine et lumineuse, idéal pour chasser le blues de la semaine. Comme une chanson du Boss, quoi.

Quelques photos et un clin d'oeil à Paul !


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# Posté le dimanche 06 juillet 2008 11:25

Un été bat

Un été bat
C'est le 14 août que sortira The Dark Knight, le très attendu nouvel épisode de la série Batman, réalisé par l'excellent Christophe Nolan. Retour sur les principaux épisodes, histoire de passer un été bat.

En 1989, Batman de Tim Burton est un triomphe aux U.S.A., mais un échec en France, pays agacé par le déferlement médiatique et – à l'époque du moins – peu porté sur la culture superhéros. Avec le recul, le film ne mérite ni un excès d'indignité, ni un enthousiasme délirant. Tim Burton est un peu coincé dans le costume, mais le film porte en filigrane ses thèmes futurs et le germe de ses deux chef-d'œuvre, tournés dans la foulée, Edward aux mains d'argent (1990) et Batman Returns (1992). En fait, le film est kidnappé par un Jack Nicholson tellement (et génialement) cabot que sa carrière ne s'en remettra plus vraiment.

Batman Returns est LE chef-d'œuvre de la série, gothique, poétique, davantage une « monstrueuse parade » à la Tod Browning qu'un film de superhéros. Le meilleur film du cinéaste (avec Edward), même si la critique française tarde à s'en apercevoir, alors qu'elle s'enthousiasme aujourd'hui pour ses films pourtant devenus formules.

Mais la Warner fait la gueule : le film cartonne, mais les jouets ne se vendent pas, car ce Batman-là est un monstre. Burton part, l'acteur Michaël Keaton aussi, et Batman Forever (1995) est un nouveau départ, avec le cinéaste Joël Schumacher aux manettes. Ludique, flashy, mais possédant encore des éclairs de noirceur, le film est plutôt pas mal, avec un nouveau carton commercial à la clé.

Malheureusement, Schumacher se plante avec Batman et Robin (1997), trop second degré et dont l'esthétique anticipe le Speed Racer des Wachowski. Dommage, car George Clooney pouvait être un Bruce Wayne convaincant, mais le film ne le lui permet pas.

La franchise est interrompue jusqu'en 2005. Les années 2000 sont celles de la genèse des superhéros, sur fond de trauma 11 septembre. En choisissant l'excellent cinéaste Christophe Nolan, la Warner frappe juste. Dans Batman Begins, le réalisateur inscrit le personnage dans un environnement réaliste, psychologique et politique. Christian Bale est un parfait Bruce Wayne et le film est à la série ce que Casino Royal est à James Bond : une renaissance.

C'est dire si l'on attend ce Dark Knight où l'homme Chauve Souris affrontera son plus grand ennemi, le Joker. Fini le guignol Nicholson, place à Heath Ledger, acteur torturé dont la mort, en janvier, confère an film une dramaturgie supplémentaire. Le nouveau Batman n'est pas là pour nous faire rigoler. Tant pis pour les vendeurs de jouets...
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# Posté le dimanche 29 juin 2008 10:27
Modifié le dimanche 29 juin 2008 11:14

Let's Be Friends

Let's Be Friends
La question à 1 000 euros !

Ou étais-je vendredi 27 juin dans la soirée ?

Fastoche !

Au Parc des Princes, au milieu de 50 000 amis à retrouver Bruce Springsteen pour l'un de ses concerts marathons dont il a le secret.

Je vous fais l'économie d'une analyse en profondeur (à voir dans le prochain Rock and Folk), mais juste quelques impressions, alors que je suis encore sous le coup de l'émotion et de la fatigue.

Arrivé dans l'après-midi, j'ai eu la chance de décrocher mon petite bracelet jaune et d'être dans le "pit", devant la scène, au milieu de privilégiés qui ont vu la bête de près.

Le concert fut particulièrement chaleureux et émouvant, Springsteen poussant à l'extrême cette communion avec son public qui le caractérise depuis l'origine, jouant les morceaux à la demande, en choisissant parmi les dizaines de pancartes tendues par le public.

Du jamais vu, comme le dit Bruno Lesprit dans l'édition du jour du Monde.

Mon ami Laurent Samuei y voit avec humour une approche authentique de la démocratie participative (à lire dans son excellent blog : http://laurent-samuel.over-blog.com/).

Pour moi, ce concert fut avant toute une fête de l'amitié, vécue avec ma femme et des amis, ceux que je connais et les autres, cette belle fraternité springsteenienne avec laquelle nous avons partagé trois heures de bonheur rock'n'rollien.

Conscient que le temps passe, Springsten s'est livré plus que jamais à son public, se mêlant à lui avec l'envie manifeste de donner à chacun un petit peu de lui-même.

Pas de culte de la personnalité, mais un concert interactif dont chacun était le héros.

Un moment inoubliable, en attendant de remettre ça en Espagne le mois prochain.

Entre amis.
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# Posté le dimanche 29 juin 2008 10:26
Modifié le mardi 01 juillet 2008 02:41

Hibernatus

Les vacances arrivent et je ne sais pas si vous êtes comme moi mais j'ai envie, durant l'été, de ne plus ouvrir un quotidien, de ne plus écouter un journal radiotélévisé...

Enfin, ce n'est pas totalement vrai, car je suis un accroc, mais c'est l'un de ces voeux pour l'été que l'on ne tient pas forcément.

Pourtant, il faudrait parfois s'arrêter de s'informer pendant quelque temps et porter un regard vierge sur l'actualité, à la manière d'un Hibernatus, vous savez l'homme congelé du film avec Louis De Funès.

Sauf qu'aujourd'hui, pas besoin d'être au vert pendant cinquante ans pour tomber de sa chaise au réveil. Quelques mois suffisent...

Imaginez par exemple que vous soyez parti dans une autre dimension ou sur une autre planète il y a un an, en juin 2007, et que vous débarquiez aujourd'hui pour une séance de rattrapage d'actualité. Vous n'en croiriez vos yeux.

Nicolas Sarkozy au plus bas dans les sondages ? Une blague !

Le président marié avec un Top Model qui a des idées de Gauche et qui sort bientôt son 3e cd avec une chanson intitulée "Ma came". Un délire !

Kadhafi reçu en grande pompe par la France et qui installe sa toile de tente dans les jardins de l'Élysée. Une plaisanterie...

La France qui n'arrive même pas en quart de finale à l'Euro de football et l'entraîneur Raymond Domenech qui demande sa compagne en mariage (la présentatrice de M6 Estelle Denis) le jour de la défaite des Bleus, en direct s'il vous plaît !

PPDA viré comme un malpropre de TF1, remplacé par Laurence Ferrari. Et la nouvelle apprise par SMS alors que le journaliste se bronzait à Rolland Garros !

Thierry Gilardi ne présentant plus les matchs de football sur TF1 car parti au paradis des journalistes sportifs.

Et le Nouvel Obs qui publie sur son site un soit-disant SMS du président à son ancienne épouse lui disant "Si tu reviens, j'arrête tout".

La comédie provinciale de Dany Boon, au titre ringard, "Bienvenue chez les Ch'tis", dépassant les recettes de "La grande vadrouille" et frôlant le Titanic avec plus de 20 millions de spectateurs en France...

Une vague rose aux municipales et le maire de Paris, Bertrand Delanoë, converti aux vertus du libéralisme.

Les Italiens faisant revenir Berlusconi aux affaires et les Anglais choisissant pour maire de Londres un délirant blondinet !

Hillary Clinton battue aux primaires démocrates par un jeune sénateur de couleur, Barack Obama.

Vladimir Poutine faisant élire un président pour rester premier ministre.

Olivier Besancenot passant l'après-midi en direct chez Michel Drucker pour vanter la révolte prolétarienne..

Jean-Pierre Elkabach faisant la gaffe de sa carrière en faisant annoncer à l'antenne la mort de Pascal Sevran, quelques semaines avant qu'elle n'ait vraiment lieu...

Et Julien Courbet recruté par le service public !

Si vous étiez parti durant un an et que je vous raconte tout ça, vous me prendriez pour un fou furieux.

Comme quoi l'actualité vaut toutes les fictions, plus invraisemblable qu'un James Bond ou un Indiana Jones.

Mais il faut bien un été pour se remettre de tout ça.

Car on se demande ce que nous réserve l'année prochaine.

Ségolène Royal fiancée à Steevie ? David Pujadas remplacé par Thomas Hugues ? Berlusconi président de l'Europe ? Nicolas Sarkozy remarié à Loana ? Le journal de France 2 présenté par Estelle Denis ?

Je manque d'imagination, mais je vous souhaite un excellent été !
# Posté le dimanche 22 juin 2008 09:08
Modifié le mardi 24 juin 2008 05:00

Cinéma noir

Cinéma noir
Formidable, le dossier du magazine Studio consacré à la place des noirs dans le cinéma américain, à l'occasion du prochain Will Smith (Hancock) et au moment où Barack Obama pourrait devenir le premier président de couleur.

On y apprend que derrière la popularité d'acteurs comme Denzel Washington, les barrières raciales ne sont pas toutes tombées.

Certes, nous sommes loin de l'époque d'Autant en emporte le vent, où l'actrice Hattie MacDaniel obtenait un oscar (pour le rôle d'une servante), mais ne pouvait assister à l'avant-première du film car la région d'Atlanta appliquait encore la ségrégation.

Mais aujourd'hui encore, la place des noirs dans le cinéma est aussi une affaire de faux-semblants : peu de techniciens, de scénaristes ou de patrons de studios. Les cinéastes de couleur ont du mal à trouver des films à réaliser.

Certes, Tim Story ou Antoine Fuqua ont réalisé Les 4 fantastiques ou Le roi Arthur, des films de genre. Mais lorsque Antoine Fuqua prépare American Gangster, sur la communauté noire, il se fait virer à la dernière minute et remplacé par l'Anglais Ridley Scott.

Même Spike Lee rame à trouver des projets et il a fallu le succès d'Inside Man pour le remettre en selle.

Son prochain film, Le miracle de Santa Anna, évoque les soldats noirs durant la seconde guerre mondiale. En fait à Hollywood, les noirs sont souvent réduits à des clichés : rigolos comme Eddie Murphy et Whoopi Goldberg ou vieux sage comme Morgan Freeman.

Avec, en filigrane, la volonté d'éviter l'histoire d'amour entre blanc et noir, le tabou suprême.

Certes, il y a Denzel Washington et Halle Berry. Mais l'actrice peine à trouver du travail et le comédien a des liaisons cinématographiques avec des latinos mais rarement avec des actrices blanches (ou bien très chastes).

Ces quelques exemples montrent qu'Hollywood a encore du chemin à faire.

Mais comme le public noir représente potentiellement des millions de dollars de recettes, il sera parcouru.

Non pour la morale ou pour faire évoluer la société, mais parce qu à Hollywood, la seule couleur qui compte vraiment, c'est le vert du dollar, la couleur de l'argent !
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# Posté le dimanche 15 juin 2008 05:04